Comment ?

Objectif

Les missions générales d’une ASBL comme la nôtre sont expliquées dans l’onglet « Qu’est-ce qu’on Contrat de rivière », cependant, comme chaque sous-bassins versant est différents avec son histoire, ses réalités, ses partenaires, etc. la cellule de coordination développe donc des objectifs propres à son Contrat de rivière avec ses membres (le Comité Rivière). Il y a donc un engagement implicite et moral de nos partenaires pour l’atteinte de ces objectifs.

Pour découvrir concrètement ce que peut réaliser un Contrat de rivière visitez la page « Projet » de notre site internet.

Objectif 1 – Lutter contre les atteintes et les nuisances liées aux cours d’eau ∇

Ce point, certes très général, est indispensable pour l’amélioration de la qualité des eaux. Même si l’intercommunale IPALLE réalise déjà un travail remarquable d’épuration des eaux usées, de nombreuses zones rurales d’habitation ne sont pas toujours reliées au réseau d’égouttage. Les rejets des entreprises sont également une préoccupation. Le Contrat de rivière et ses partenaires souhaitent lutter contre les inondations par débordement de cours d’eau mais aussi les coulées de boue et le ruissellement en favorisant l’infiltration. Les nuisances liées au cours d’eau comprennent également érosion des berges et les entraves dommageables contre quoi nous essayons de lutter. Enfin, nous souhaiterions réparer ou réhabiliter les ouvrages d’art le long des cours d’eau.

Objectif 2 – Favoriser l’écologie des milieux aquatiques∇

à travers cet objectif, nous tâchons de protéger les espèces, les milieux aquatiques et les zones humides déjà présents sur le territoire tout en favorisant des aménagements et des techniques qui permettront le développement de nouveaux milieux. Enfin, cet objectif implique une lutte acharnée contre les espèces invasives.

Objectif 3 – Redécouvrir la notion et le fonctionnement d’un cours d’eau ∇

Trop souvent, nous constatons une mauvaise connaissance des cours d’eau auprès de la population. Régulièrement nous comprenons que ces dernier souffrent d’une mauvaise réputation : « égout à ciel ouvert », « ça sent mauvais quand il fait chaud, ça déborde quand, il pleut », « ils feraient mieux de le vouter », etc. sont des remarques que nous entendons régulièrement. Quand il ne s’agit pas tout simplement de l’ignorance pure et simple de la présence du cours d’eau dans le paysage. Entre mépris et ignorance, nous souhaitons rapprocher la population de ces sources de vie. L’information, la sensibilisation et la participation à travers des projets culturels, ludiques ou scientifiques sont une occupation majeure du Contrat de rivière Escaut-Lys.

Objectif 4 – Faciliter la mise en œuvre des plans de gestion ∇

Les plans de gestion des cours d’eau sont des entreprises en tous points louables car ils visent théoriquement à l’amélioration de la qualité de ces derniers selon la Directive Cadre Européenne sur l’Eau (DCE). Cependant, leur mise en œuvre concrète sur le terrain s’avère souvent plus compliquée. Les objectifs propres des différents usagers des cours d’eau ne sont pas toujours faciles à concilier. Ainsi le Contrat de rivière, loin d’avoir un discours d’écologiste extrémiste, essaye de favoriser la coopération entre les acteurs de terrain, leurs intérêts et dans la finalité de l’atteinte des objectifs de la DCE.

Objectif 5 – Favoriser la concertation et les échanges transfrontaliers ∇

L’Escaut et la Lys en sont de bons exemples : les fleuves et cours d’eau ne connaissent pas les frontière (même si parfois, ils en font office…). L’aspect transfrontalier est particulièrement important sur notre territoire qui comporte la frontière nationale avec le France et la frontière régionale avec le Flandre. Si tout ce petit monde cohabite assez bien, chacun est tout de même curieux de savoir ce que le voisin fait avec le fleuve qui vient de chez lui, qu’il s’agisse de l’Escaut, de la Lys et même des cours d’eau de moindres importance. Ainsi le Contrat rivière s’est fixé comme mission de concilier les usagers de ces milieux aquatique et de favoriser la coopération transfrontalière. Car si nous faisons partie de régions ou de pays différents, nous n’en restons pas moins tous européens et soumis aux mêmes directives venues de très très haut…